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jeudi 19 février 2009

Du pourquoi et du comment du quossé

Intro: Je n'aime pas les blogs personnels. Je ne m'y suis jamais intéressé. Futiles, inintéressants, narcissiques, perte de temps, de contact avec la chair, avec l'autre, compromis bancal d'une société composé d'atomes qui ne veulent pas sortir de leur confort mais qui, quand même un peu, s'emmerdent. Écran sécuritaire qui permet une esthétisation de soi dans le peu de vie déprimante qu'on tente de combler. Je ne mâche pas mes mots ni mes rats. Pourtant, m'y voici. Trois raisons.

Primo: Internet n'est pas chose facilement accessible dans une ruelle.

Deuxio: Ma copine, L'Impératrice, a un blog personnel. À ma grande surprise (parfois agréable, parfois non) j'en apprends sur elle, sur nous, sur son passé. Parfois plus que nos discussions de vive voix. Inconfort au départ. L'impératrice est une littéraire. L'impératrice ne parle pas d'elle. Parfois, un peu, dans un blog. Ce jet est peut-être une tentative de communication. Narcissique dis-je. C'est le monde moderne, et il faut absolument l'être. Je suis un chat de gouttière, l'impératrice est un chat sauvage. Comme le dit Marjo "faut pas essayer de les comprendre, mais simplement de les aimer". Ok Marjo.

De trois: Dandy certes. Mais de gouttières. Notre haine, les chats trop propres. Les souris. Les mondains. Les préjugés. Notre race n'est pas de celle-là. Aventuriers, empiristes, mal propres (nous aimons bien être contaminés par les autres), le dandy de ruelle tente, expérimente. J'ai des préjugés envers les blogs persos. Presque de la haine. Weber (Max pas l'autre) disait que la meilleure façon de vaincre son démon est de le regarder dans les yeux. M'y voici. Dans l'antre de la bête. Les yeux dans les yeux. Avec aucune idée de la direction que cela prendra. Tant mieux, c'est le lot des aventuriers. Rien de plus emmerdant qu'écrire quand on sait déjà ce qui sera sur papier.


Je tente l'expérience. Et peu importe votre poil de chats, je vous y veux aussi. Commentez, commentez. Il en restera toujours quelque chose.